l'interview du chanteur dans KAZOO, le programme du Zénith de DIJON
l'interview du chanteur dans KAZOO, le programme du Zénith :
Après la parenthèse « Boucan d’Enfer », on renoue à travers le nouvel album avec un univers qu’on connaissait depuis toujours !
Ce monde où parait-il je radote, j’use des clichés éculés ! Il s’agit effectivement d’un petit catalogue de mes colères récentes ou actuelles. Le monde est un éternel recommencement dans la barbarie. Je n’aurai donc de cesse de dénoncer cet état de fait. Je pourrais ajouter vingt-cinq couplets aux vingt-cinq existants, évoquer le tyran iranien futur génocidaire qui veut raser Israël de la carte, raconter la tragédie du moindre fait divers dans les journaux, décrire la situation des banlieues, les atteintes aux enfants, les pédophiles, les violeurs, les assassins en tous genres....
Dans ce disque il est question de vos enfants, de votre nouvel amour... rédempteur.
La chanson pour Malone a été écrite la veille du mariage, avant sa conception. Le prénom est mixte, on ne savait pas encore que ce serait un garçon. Le texte est une lettre ouverte pour demander pardon de lui offrir ce monde dégueulasse et à la fois magnifique... Quant à ma fille, une composition racontant qui elle est aujourd’hui est venue s’ajouter aux autres, à ces titres que je lui ai consacrés au fil du temps. Ainsi, on l’a vue grandir, c’est une petite femme maintenant. On ne se remet jamais de son enfance, elle en a la nostalgie sans être passéiste. La sienne a été, j’espère, comme celle que j’ai connue : douce comme le miel.
Le jeune papa, que vous êtes, chante aussi les vieux.
Je suis un mélange de timidité maladive, de puritanisme éducation protestante oblige, et un amoureux de la vérité. Quand je décris mes sentiments je le fais à fond. J’ai mis vingt-cinq ans pour écrire à mes parents des mots d’amour que je n’avais jamais osé leur prononcer dans le creux de l’oreille. Malheureusement papa est mort quelques jours avant d’entendre cette chanson que j’étais en train de finir.
Vous lui devez beaucoup ?
Il m’a transmis le désir de lutter contre l’injustice, a toujours été un homme de gauche, un humaniste, socialiste au niveau électoral même si ma mère était d’une famille ouvrière beaucoup plus rouge et athée. Il m’a appris l’amour des mots à travers Brassens, la lecture, mon éducation, à lutter contre l’injustice, la misère, l’oppression et je lui en suis infiniment reconnaissant. Des valeurs morales que j’ai essayé d’inculquer à ma fille devenue une petite rebelle, elle aussi !
« Les Bobos » ont donné dès le début de l’été dernier le ton de l’album... Vous écorchez, égratignez et dérangez dans un certain milieu !
Un texte moqueur, ironique, amusant sur une catégorie sociale avec pour honnêteté de reconnaître à la fin que j’en fais partie. Certains ont voulu y voir une critique limite raciste ! Il n’y a ni haine, ni méchanceté dans « Les Bobos ». Beaucoup de bruit pour pas grand chose chez des gens qui ne m’aiment pas et que je n’aime pas non plus. J’ai d’autres moyens pour les dégommer si j’en avais envie... La chapelle sectaire des « Inrock’ » me traite de poète foireux à musique indigente. « Libé » en a fait une parodie honteuse, pitoyable, mal écrite et quasiment insultante en me traitant de clodo, d’épave, d’alcoolique. Quand je fais des chansons virulentes, engagées, on me traite de populisme, de démagogie !
Reste le cas de « Elle est facho » qui a également fait couler beaucoup d’encre.
Des malins qui ne l’avaient pas écoutée mais savaient qu’elle finissait par « elle est facho, elle vote Sarko » l’ont résumée à ça. J’ai eu droit à des crachats, des injures de la droite, de l’extrême-droite, de l’extrême-gauche également, des écrivaillons de « Voici ». Yann Moix est même allé jusqu’à écrire que j’avais présenté des excuses à Sarkozy. Un scandale puisque je n’ai aucune raison de le faire. Je n’ai même pas dit qu’il était facho mais évoqué une électrice lambda du FN qui voterait pour lui au second tour tant il brasse dans l’électorat de Le Pen en reprenant à son compte ses propositions les plus nauséabondes et ses arguments les plus populaciers.
Des politiques ont sollicité votre soutien ?
Non ! Je ne sais pas si ma voix compte à leurs yeux. De toute façon, j’aurais répondu non pour plein de raisons. Je n’ai pas honte de mes convictions de gauche. J’ai souvent voté écolo au premier tour et socialiste au second... Le seul candidat potentiel pour lequel j’aurais pu militer ardemment, offrir des concerts de soutien et même ouvrir une tribune dans mes propres « meetings », est José Bové.
En pdf : http://www.zenith-dijon.fr/fichiers/dijon_kazoo_07_web.pdf
Après la parenthèse « Boucan d’Enfer », on renoue à travers le nouvel album avec un univers qu’on connaissait depuis toujours !
Ce monde où parait-il je radote, j’use des clichés éculés ! Il s’agit effectivement d’un petit catalogue de mes colères récentes ou actuelles. Le monde est un éternel recommencement dans la barbarie. Je n’aurai donc de cesse de dénoncer cet état de fait. Je pourrais ajouter vingt-cinq couplets aux vingt-cinq existants, évoquer le tyran iranien futur génocidaire qui veut raser Israël de la carte, raconter la tragédie du moindre fait divers dans les journaux, décrire la situation des banlieues, les atteintes aux enfants, les pédophiles, les violeurs, les assassins en tous genres....
Dans ce disque il est question de vos enfants, de votre nouvel amour... rédempteur.
La chanson pour Malone a été écrite la veille du mariage, avant sa conception. Le prénom est mixte, on ne savait pas encore que ce serait un garçon. Le texte est une lettre ouverte pour demander pardon de lui offrir ce monde dégueulasse et à la fois magnifique... Quant à ma fille, une composition racontant qui elle est aujourd’hui est venue s’ajouter aux autres, à ces titres que je lui ai consacrés au fil du temps. Ainsi, on l’a vue grandir, c’est une petite femme maintenant. On ne se remet jamais de son enfance, elle en a la nostalgie sans être passéiste. La sienne a été, j’espère, comme celle que j’ai connue : douce comme le miel.
Le jeune papa, que vous êtes, chante aussi les vieux.
Je suis un mélange de timidité maladive, de puritanisme éducation protestante oblige, et un amoureux de la vérité. Quand je décris mes sentiments je le fais à fond. J’ai mis vingt-cinq ans pour écrire à mes parents des mots d’amour que je n’avais jamais osé leur prononcer dans le creux de l’oreille. Malheureusement papa est mort quelques jours avant d’entendre cette chanson que j’étais en train de finir.
Vous lui devez beaucoup ?
Il m’a transmis le désir de lutter contre l’injustice, a toujours été un homme de gauche, un humaniste, socialiste au niveau électoral même si ma mère était d’une famille ouvrière beaucoup plus rouge et athée. Il m’a appris l’amour des mots à travers Brassens, la lecture, mon éducation, à lutter contre l’injustice, la misère, l’oppression et je lui en suis infiniment reconnaissant. Des valeurs morales que j’ai essayé d’inculquer à ma fille devenue une petite rebelle, elle aussi !
« Les Bobos » ont donné dès le début de l’été dernier le ton de l’album... Vous écorchez, égratignez et dérangez dans un certain milieu !
Un texte moqueur, ironique, amusant sur une catégorie sociale avec pour honnêteté de reconnaître à la fin que j’en fais partie. Certains ont voulu y voir une critique limite raciste ! Il n’y a ni haine, ni méchanceté dans « Les Bobos ». Beaucoup de bruit pour pas grand chose chez des gens qui ne m’aiment pas et que je n’aime pas non plus. J’ai d’autres moyens pour les dégommer si j’en avais envie... La chapelle sectaire des « Inrock’ » me traite de poète foireux à musique indigente. « Libé » en a fait une parodie honteuse, pitoyable, mal écrite et quasiment insultante en me traitant de clodo, d’épave, d’alcoolique. Quand je fais des chansons virulentes, engagées, on me traite de populisme, de démagogie !
Reste le cas de « Elle est facho » qui a également fait couler beaucoup d’encre.
Des malins qui ne l’avaient pas écoutée mais savaient qu’elle finissait par « elle est facho, elle vote Sarko » l’ont résumée à ça. J’ai eu droit à des crachats, des injures de la droite, de l’extrême-droite, de l’extrême-gauche également, des écrivaillons de « Voici ». Yann Moix est même allé jusqu’à écrire que j’avais présenté des excuses à Sarkozy. Un scandale puisque je n’ai aucune raison de le faire. Je n’ai même pas dit qu’il était facho mais évoqué une électrice lambda du FN qui voterait pour lui au second tour tant il brasse dans l’électorat de Le Pen en reprenant à son compte ses propositions les plus nauséabondes et ses arguments les plus populaciers.
Des politiques ont sollicité votre soutien ?
Non ! Je ne sais pas si ma voix compte à leurs yeux. De toute façon, j’aurais répondu non pour plein de raisons. Je n’ai pas honte de mes convictions de gauche. J’ai souvent voté écolo au premier tour et socialiste au second... Le seul candidat potentiel pour lequel j’aurais pu militer ardemment, offrir des concerts de soutien et même ouvrir une tribune dans mes propres « meetings », est José Bové.
En pdf : http://www.zenith-dijon.fr/fichiers/dijon_kazoo_07_web.pdf
Commenter | 0 RéTroliens
Commentaires
Commenter
Pages de commentaires:
(*) Ces champs sont obligatoires.
« jouktarakanovitch :: deserteur39 :: LE CHANT DES PARTISANTS »