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Thiefaine la cancoillote vive la franche comté

thiefaine — Par deserteur39 @ 07:05

Tryo thiefaine et les wampas : la fille du coupeur de joints

thiefaine — Par deserteur39 @ 12:25

Renaud : « En ce jour symbolique, nous devons internationaliser la solidarité »

Ce soir, à l’occasion de la première de sa tournée Rouge Sang au Zénith de Caen, le chanteur va donner un concert de soutien à Ingrid Betancourt.

Ce soir, vous ouvrez votre tournée à Caen par un concert de solidarité avec Ingrid Betancourt. Quel sens, donnez-vous à votre démarche ?

Renaud. Un journaliste me faisait remarquer que c’était dommage que je ne puisse pas être au Mémorial de Caen où, quasiment à la même heure de mon concert pour Ingrid Betancourt, il y a aussi une belle action, avec une exposition sur la Colombie, sur les otages, sur Ingrid et une allocution de Florence Aubenas, avec la municipalité qui est impliquée. J’ai répondu qu’une action ne faisait pas de l’ombre à l’autre. Elles se cumulent. À chaque fois, c’est une goutte d’eau dans l’océan de solidarité. Durant mon concert - en dehors du fait que c’est la première de ma tournée, avec un nouveau tour de chant et un nouveau répertoire - il y a aura des intervenants avant le concert mais aussi au milieu de mon spectacle, juste après ma chanson spécifique sur le cas des otages Dans la jungle avec notamment Fabrice, le père des enfants d’Ingrid, son fils Lorenzo et différentes personnalités qui viendront s’exprimer. J’ai tenu à ces moments dans mon spectacle pour sensibiliser une fois encore, d’une manière encore plus large, l’opinion publique, les médias, les personnalités de tous horizons, les artistes, le public. Au moment où l’on célèbre malheureusement le cinquième anniversaire de l’enlèvement d’Ingrid, c’est une manière de dire qu’il ne faut pas baisser les bras, ne pas céder au désespoir et à la résignation. Nous devons continuer à nous battre, et plus particulièrement en ce jour symbolique, pour non seulement bousculer la classe politique en France, mais également pour internationaliser la solidarité.

Qu’est-ce qui vous émeut dans le combat d’Ingrid Betancourt ?

Renaud. Cette femme a lutté, sans avoir une goutte de sang sur les mains, de la manière la plus belle qui soit. C’est-à-dire par les armes de la parole et des mots, par le biais de la politique, de la diplomatie, du débat, du militantisme non violent à travers les élections. Elle a été députée, sénatrice, elle était candidate présidentielle et luttait contre la corruption, la misère, la violence, contre le narcotrafic en Colombie. Elle a payé son engagement, ce combat magnifique, par cinq ans d’emprisonnement. C’est une femme honnête, intègre, combative, voilà ce qui m’émeut.

Au côté de personnalités tels Robert Hossein, Alain Delon ou encore Alain Decaux, vous faites partie d’un collectif d’artistes (1) créé début février afin d’appeler le gouvernement à « un engagement plus ferme »

Renaud. J’ai rejoint la position de la fille d’Ingrid, Mélanie Delloye, qui considère, à mes yeux à juste titre, que le gouvernement français s’est contenté de belles paroles, de solidarité, d’empathie, de compassion, mais n’a pas eu l’influence qu’il pourrait avoir et auprès de la Colombie et auprès de l’Union européenne et auprès des États-Unis, qui on le sait, sont souvent dans ce genre de région, les maîtres du jeu. Dans cet esprit Mélanie a écrit un manifeste demandant aux candidats à la présidentielle en France, de dire publiquement ce qu’ils envisageaient de faire pour la libération d’Ingrid.

Quels sont les candidats qui ont - signé ce manifeste ?

Renaud. Pour le moment Arlette Laguiller, Dominique Voynet et Marie-George Buffet l’ont signé. François Bayrou s’est engagé à faire tout ce qui serait en son pouvoir pour faire respecter cette charte manifeste. Ségolène Royal, Mélanie devait la rencontrer hier. Et Nicolas Sarkozy s’est également engagé, ce qui personnellement me fait un peu rigoler, puisqu’il a fait partie pendant cinq ans d’un gouvernement qui n’a rien fait, à part de belles déclarations.

(1) Appel de « 100 artistes et écrivains contre la mort d’Ingrid Betancourt » soutenu notamment par Renaud, Alain Chamfort, Alain Delon,

Jean-Claude Brialy, Philippe Toreton, Marc Levy, Alain Decaux...

Entretien réalisé par Victor Hache


medley zenith de caen renaud le 23 FEVRIER 2007

Vidéo Renaud Télé — Par deserteur39 @ 11:39

RENAUD extrait CONCERT zenith de caen 23 février 2007

Video RENAUD Scène — Par deserteur39 @ 13:30

Melanie Betancourt une grande femme pleine de courage.... et Zénith de Caen 23 Février 2007

Interview Renaud — Par deserteur39 @ 13:26

Renaud dans la Limousine

Interview Renaud — Par deserteur39 @ 23:56

la phrase du jour

phrase du jour — Par deserteur39 @ 23:45

 

 

George Bush Père parle à George Bush Fils : "Tu est en train de commettre en Irak la même erreur que moi avec ta mère: tu ne t'es pas retiré assez tôt."


Texte inédit ... La goberge

Textes Renaud — Par deserteur39 @ 08:20

La goberge
(Renaud Séchan)


Si j'suis venu chanter ce soir,
Pendant que vous vous gobergez,
Si j'suis venu chanter trop tard
Peut-être pour que vous m'écoutiez,
C'est que j'veux pas que vous dormiez,
Votre conscience sous l'oreiller,
Quand mes amis sont torturés.

Mes amis, je n'les connais pas,
Mes amis sont ici où là.
Mes amis sont les exploités,
Tous ceux sur lesquels vous crachez,
Mes amis sont les ouvriers

Si j'suis venu chanter ce soir,
Pendant que vous vous gobergez,
Si j'suis venu chanter trop tard
Peut-être pour que vous m'écoutiez,
C'est que j'veux pas que vous dormiez,
Et que vos rêves soient dorés,
Quand mon pays est enchaîné.

Mon pays, je n'le connais pas,
Mon pays est ici où là.
Mon pays c'est un champ de blé
Où vous n'mettrez jamais les pieds,
Mon pays, c'est la liberté.

Si j'suis venu chanter ce soir,
Pendant que vous vous gobergez,
Si j'suis venu chanter trop tard
Peut-être pour que vous m'écoutiez,
C'est que j'veux pas que vous dormiez,
Et que vos nuits soient sans danger
Quand mon amour se fait violer.

Mon amour, je n'le connais pas,
Mon amour est ici où là.
Mon amour est emprisonnés,
Toujours trahi, souvent bafoué,
Mon amour s'est la vérité.

Si j'suis venu chanter ce soir,
Pendant que vous gobergez,
Si j'suis venu chanter trop tard
Peut-être pour que vous m'écoutiez,
C'est que j'veux pas que vous dormiez,
C'est que j'voudrais vous voir crever
Quand le pouvoir sera jugé.

Le pouvoir, je le connais bien,
Le pouvoir est entre vos mains,
C'est c'lui des flics et des curés
Sur qui je suis venu cracher,
Pour qui je suis venu chanter.


Texte inédit ... Ravachol

Textes Renaud — Par deserteur39 @ 08:19

Ravachol

(Renaud Séchan)

Il s'app'lait Ravachol, c'était un anarchiste
Qu'avait des idées folles, des idées terroristes.
Il fabriquait des bombes et les faisait sauter
Pour emmerder le monde, les bourgeois, les curés.

A la porte des banques, dans les commissariats,
Ça f'sait un double-bang, j'aurais aimé voir ça.
Mais un jour il fut trahi par sa meilleure amie,
Livré à la police, la prétendue justice.

Au cours de son procès, il déclara notamment
N'avoir tué aucun innocent,
Vu qu'il n'avait frappé que la bourgeoisie,
Que les flics, les curés, les fonctionnaires pourris.

Mais le juge dit : Ravachol, on a trop discuté,
Tu n'as plus la parole, maint'nant on va trancher !
Devant la guillotine, il cita, ben voyons,
Le camarade Bakounine et l'camarade Proudhon :

Si tu veux être heureux, pends ton propriétaire,
Coupe les curés en deux, tue les p'tits fonctionnaires !
Son exemple fut suivi quelques années plus tard
Par Emile Henry, autre ennemi du pouvoir.

Camarade qui veux lutter autour du drapeau noir,
Drapeau d'la liberté, drapeau de l'espoir,
Rejoins le combat du groupe Ravachol
Et n'oublie surtout pas qu'la propriété, c'est l'vol !

Il s'app'lait Ravachol, c'était un anarchiste
Qu'avait des idées pas si folles, des idées terroristes.


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