deserteur39

HEXAGONE

Texte — Par deserteur39 @ 18:19

 

 

 

Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément. (politique à sarko)


Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi çà plait encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.(comme le 22 avril  2007)


Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain", ( Sarko, Le pen)

qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.


Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des cons.

(c'est loin d'être fini)

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 60 millions de prétendants.

 

 


HASTA SIEMPRE

Texte — Par deserteur39 @ 18:13
 
 
 
Aprendimos a quererte
Desde la histórica altura
Donde el sol de tu bravura
Le puso cerco a la muerte.

{Refrain:}
Aquí se queda la clara,
La entrañable transparencia,
De tu querida presencia
Comandante Che Guevara.

Tu mano gloriosa y fuerte
Sobre la historia dispara
Cuando todo Santa Clara
Se despierta para verte.

{au Refrain}

Vienes quemando la brisa
Con soles de primavera
Para plantar la bandera
Con la luz de tu sonrisa.

{au Refrain}

Tu amor revolucionario
Te conduce a nueva empresa
Donde esperan la firmeza
De tu brazo libertario.

{au Refrain}

Seguiremos adelante
Como junto a ti seguimos
Y con Fidel te decimos:
¡Hasta siempre, Comandante!

{au Refrain}

LA BUTTE ROUGE

Texte — Par deserteur39 @ 18:09

 

 

Sur c'te butte là, y avait pas d'gigolette,
Pas de marlous, ni de beaux muscalins.
Ah, c'était loin du moulin d'la galette,
Et de Paname, qu'est le roi des pat'lins.

C'qu'elle en a bu, du beau sang, cette terre,
Sang d'ouvrier et sang de paysan,
Car les bandits, qui sont cause des guerres,
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents.

La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptème s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains

Sur c'te butte là, on n'y f'sait pas la noce,
Comme à Montmartre, où l'champagne coule à flôts.
Mais les pauv' gars qu'avaient laissé des gosses,
I f'saient entendre de pénibles sanglots.

C'qu'elle en a bu, des larmes, cette terre,
Larmes d'ouvrier et larmes de paysan,
Car les bandits, qui sont cause des guerres,
Ne pleurent jamais, car ce sont des tyrans.

La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptème s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Qui boit de ce vin là, boira les larmes des copains

Sur c'te butte là, on y r'fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons.
Filles et gars, doucement, y échangent,
Des mots d'amour, qui donnent le frisson.

Peuvent-ils songer dans leurs folles étreintes,
Qu'à cet endroit où s'échangent leurs baisers,
J'ai entendu, la nuit, monter des plaintes,
Et j'y ai vu des gars au crâne brisé.

La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptème s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Mais moi j'y vois des croix, portant l'nom des copains.

LE CHANT DES PARTISANTS

Texte — Par deserteur39 @ 23:14
 
 
 
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...
 
 

l'interview du chanteur dans KAZOO, le programme du Zénith de DIJON

Article de journaux — Par deserteur39 @ 08:18
l'interview du chanteur dans KAZOO, le programme du Zénith :

Après la parenthèse « Boucan d’Enfer », on renoue à travers le nouvel album avec un univers qu’on connaissait depuis toujours !
Ce monde où parait-il je radote, j’use des clichés éculés ! Il s’agit effectivement d’un petit catalogue de mes colères récentes ou actuelles. Le monde est un éternel recommencement dans la barbarie. Je n’aurai donc de cesse de dénoncer cet état de fait. Je pourrais ajouter vingt-cinq couplets aux vingt-cinq existants, évoquer le tyran iranien futur génocidaire qui veut raser Israël de la carte, raconter la tragédie du moindre fait divers dans les journaux, décrire la situation des banlieues, les atteintes aux enfants, les pédophiles, les violeurs, les assassins en tous genres....

Dans ce disque il est question de vos enfants, de votre nouvel amour... rédempteur.
La chanson pour Malone a été écrite la veille du mariage, avant sa conception. Le prénom est mixte, on ne savait pas encore que ce serait un garçon. Le texte est une lettre ouverte pour demander pardon de lui offrir ce monde dégueulasse et à la fois magnifique... Quant à ma fille, une composition racontant qui elle est aujourd’hui est venue s’ajouter aux autres, à ces titres que je lui ai consacrés au fil du temps. Ainsi, on l’a vue grandir, c’est une petite femme maintenant. On ne se remet jamais de son enfance, elle en a la nostalgie sans être passéiste. La sienne a été, j’espère, comme celle que j’ai connue : douce comme le miel.

Le jeune papa, que vous êtes, chante aussi les vieux.
Je suis un mélange de timidité maladive, de puritanisme éducation protestante oblige, et un amoureux de la vérité. Quand je décris mes sentiments je le fais à fond. J’ai mis vingt-cinq ans pour écrire à mes parents des mots d’amour que je n’avais jamais osé leur prononcer dans le creux de l’oreille. Malheureusement papa est mort quelques jours avant d’entendre cette chanson que j’étais en train de finir.

Vous lui devez beaucoup ?
Il m’a transmis le désir de lutter contre l’injustice, a toujours été un homme de gauche, un humaniste, socialiste au niveau électoral même si ma mère était d’une famille ouvrière beaucoup plus rouge et athée. Il m’a appris l’amour des mots à travers Brassens, la lecture, mon éducation, à lutter contre l’injustice, la misère, l’oppression et je lui en suis infiniment reconnaissant. Des valeurs morales que j’ai essayé d’inculquer à ma fille devenue une petite rebelle, elle aussi !

« Les Bobos » ont donné dès le début de l’été dernier le ton de l’album... Vous écorchez, égratignez et dérangez dans un certain milieu !
Un texte moqueur, ironique, amusant sur une catégorie sociale avec pour honnêteté de reconnaître à la fin que j’en fais partie. Certains ont voulu y voir une critique limite raciste ! Il n’y a ni haine, ni méchanceté dans « Les Bobos ». Beaucoup de bruit pour pas grand chose chez des gens qui ne m’aiment pas et que je n’aime pas non plus. J’ai d’autres moyens pour les dégommer si j’en avais envie... La chapelle sectaire des « Inrock’ » me traite de poète foireux à musique indigente. « Libé » en a fait une parodie honteuse, pitoyable, mal écrite et quasiment insultante en me traitant de clodo, d’épave, d’alcoolique. Quand je fais des chansons virulentes, engagées, on me traite de populisme, de démagogie !

Reste le cas de « Elle est facho » qui a également fait couler beaucoup d’encre.
Des malins qui ne l’avaient pas écoutée mais savaient qu’elle finissait par « elle est facho, elle vote Sarko » l’ont résumée à ça. J’ai eu droit à des crachats, des injures de la droite, de l’extrême-droite, de l’extrême-gauche également, des écrivaillons de « Voici ». Yann Moix est même allé jusqu’à écrire que j’avais présenté des excuses à Sarkozy. Un scandale puisque je n’ai aucune raison de le faire. Je n’ai même pas dit qu’il était facho mais évoqué une électrice lambda du FN qui voterait pour lui au second tour tant il brasse dans l’électorat de Le Pen en reprenant à son compte ses propositions les plus nauséabondes et ses arguments les plus populaciers.

Des politiques ont sollicité votre soutien ?
Non ! Je ne sais pas si ma voix compte à leurs yeux. De toute façon, j’aurais répondu non pour plein de raisons. Je n’ai pas honte de mes convictions de gauche. J’ai souvent voté écolo au premier tour et socialiste au second... Le seul candidat potentiel pour lequel j’aurais pu militer ardemment, offrir des concerts de soutien et même ouvrir une tribune dans mes propres « meetings », est José Bové.


En pdf : http://www.zenith-dijon.fr/fichiers/dijon_kazoo_07_web.pdf

jouktarakanovitch

Article de journaux — Par deserteur39 @ 14:06

Aller voir ses videos sur daylimotion ç'est un fan de renaud et il reprend ses plus grandes chansons seul à la guitare...

jouktarakanovitch


RENAUD A NANCY 13/04/07

Article de journaux — Par deserteur39 @ 13:22
un article de l'Est Républicain
 
Photos Dominique Charton
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C'est un Renaud particulièrement en forme      Une connivence de tous les instants avec qu'a retrouvé le public.                               les 5.600 spectateurs.

 
"Renaud président"

" Ticket » gagnant pour le poulbot venu partager ses colères et sa tendresse avec le public nancéien durant trois bonnes heures"
.

Bien sûr, il a commencé par « Malone », l'hommage à son fils, un an en juillet prochain. L'un des jalons illuminés de sa nouvelle vie, celle du bonheur retrouvé après de douloureux égarements. « L'existence, ça change mais les chansons restent » précise-t-il après avoir effectué un flash-back vers ses démons d'hier dans un tube qui l'avait remis en selle et scellé son retour triomphant, « Docteur Renaud - Mister Renard ». C'est un artiste particulièrement en forme qu'a retrouvé le public nancéien hier soir, un Zénith comble... 5.600 personnes au total pour un récital de trois heures entrecoupé de nombreux commentaires bien sentis, histoire de rappeler qu'il n'a pas changé. Gros succès, bien sûr, pour son incendiaire « Elle est facho ». Le commentaire est tranché comme ses couplets et le public aime.

Sur les toits

En cette période électorale, il ne pouvait que rappeler où il est, ce qu'il pense de certains candidats. Parmi les spectateurs, entre rire et claque enthousiaste le plaisir n'en finit plus de monter jusqu'à se lancer d'une seule voix dans un long « Renaud président ! » qui lui arrache un de ses sourires tout à la fois ironique et complice.
A la place de village en fête, décor de son précédent, ont succédé des toits à l'ancienne couverts de zinc, ceux de Paris dont il demeure avec son accent un poulbot. Vêtu d'un costume sombre, cravate « rouge sang », il évolue sur le devant de la scène entouré d'une belle brochette de musiciens avec aux premiers postes, ses vieux complices Alain Lanti derrière le piano et Jean-Pierre Buccolo à la guitare.
Le répertoire est varié avec une dominante de cordes, violon compris. On passe ainsi de belles envolées country à des airs délicieusement folk, très marqués. L'accordéon est également de la fête, comme hier et bien longtemps avant. Il n'hésitera pas à s'en emparer le temps d'une mélodie nostalgique avant de revenir à des envolées plus bastringues mais toujours bien troussées.

Reflets mauves

Une certaine critique est passée à côté de son dernier album, fleuve, pas le public qui le reprend en choeur, s'en délecte. Comme il le fait pour des morceaux plus anciens dont le propos, le plus souvent, est toujours d'actualité comme cet inusable « Bal à l'ambassade » ou le tout aussi cinglant « Dis papa quand c'est qu'il passe le marchand de cailloux ». L'occasion encore de s'interroger, alarmiste, sur les futurs proches et la vie qu'il prépare à son « bébé ».
Dans cette descente au coeur d'un répertoire particulièrement fourni figure le détour par « Paris-Dakar », méchamment égratigné bien sûr. Le ton monte avec les effluves rock d'« arrêter la clope »... « pour ne plus être un esclave, retrouver la liberté ». Le tout confié en allumant une cigarette.
En l'absence d'Axelle Red, le public se lance dans un duo le temps de « Manhattan - Kaboul ». S'il ne classe pas « Mistrals gagnants » parmi ses « deux chansons préférées », cette ballade où dominent le piano et la tendresse paternelle fait plus que jamais un malheur et demeure l'un des joyaux du patrimoine français. Renaud met surtout l'accent sur « Elsa », écrite pour partager le chagrin d'une amie de Moselle frappée par un terrible deuil. Et puisque comme il s'en amuse, sous les huées générales, sa carrière touche à sa fin, si un titre doit rester c'est celui qu'il dédie à « Ingrid Betancourt », une volée cinglante de mots sur les faux révolutionnaires, les détourneurs d'idéologie pour une seule cause, le dieu argent. Les lights se sont éteints pour laisser seul l'espace scénique éclairé par les reflets de longues rampes mauves qui éclaboussent le métal du décorum.
Le timbre dérape par moment, il s'en excuse mais il ne va cesser de se bonifier tout au long d'un show particulièrement généreux. Il remettra ça le 26 juin au Galaxie et là il reste encore des places.

Jean-Paul GERMONVILLE

La photo de live de renaud

Photos scène — Par deserteur39 @ 09:46

L'histoire de rouge sang en 24 chansons

histoire d'un album — Par deserteur39 @ 23:19
 
Dans les 24 articles suivant découvrer l'histoire de Rouge Sang 

histoire d'un album rouge sang : les bobos

histoire d'un album — Par deserteur39 @ 23:16
 
 

«Article précédent  1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 Article suivant» 

Creer un Blog Signaler un abus sur ce blog