deserteur39

l'interview du chanteur dans KAZOO, le programme du Zénith de DIJON

Article de journaux — Par deserteur39 @ 09:18
l'interview du chanteur dans KAZOO, le programme du Zénith :

Après la parenthèse « Boucan d’Enfer », on renoue à travers le nouvel album avec un univers qu’on connaissait depuis toujours !
Ce monde où parait-il je radote, j’use des clichés éculés ! Il s’agit effectivement d’un petit catalogue de mes colères récentes ou actuelles. Le monde est un éternel recommencement dans la barbarie. Je n’aurai donc de cesse de dénoncer cet état de fait. Je pourrais ajouter vingt-cinq couplets aux vingt-cinq existants, évoquer le tyran iranien futur génocidaire qui veut raser Israël de la carte, raconter la tragédie du moindre fait divers dans les journaux, décrire la situation des banlieues, les atteintes aux enfants, les pédophiles, les violeurs, les assassins en tous genres....

Dans ce disque il est question de vos enfants, de votre nouvel amour... rédempteur.
La chanson pour Malone a été écrite la veille du mariage, avant sa conception. Le prénom est mixte, on ne savait pas encore que ce serait un garçon. Le texte est une lettre ouverte pour demander pardon de lui offrir ce monde dégueulasse et à la fois magnifique... Quant à ma fille, une composition racontant qui elle est aujourd’hui est venue s’ajouter aux autres, à ces titres que je lui ai consacrés au fil du temps. Ainsi, on l’a vue grandir, c’est une petite femme maintenant. On ne se remet jamais de son enfance, elle en a la nostalgie sans être passéiste. La sienne a été, j’espère, comme celle que j’ai connue : douce comme le miel.

Le jeune papa, que vous êtes, chante aussi les vieux.
Je suis un mélange de timidité maladive, de puritanisme éducation protestante oblige, et un amoureux de la vérité. Quand je décris mes sentiments je le fais à fond. J’ai mis vingt-cinq ans pour écrire à mes parents des mots d’amour que je n’avais jamais osé leur prononcer dans le creux de l’oreille. Malheureusement papa est mort quelques jours avant d’entendre cette chanson que j’étais en train de finir.

Vous lui devez beaucoup ?
Il m’a transmis le désir de lutter contre l’injustice, a toujours été un homme de gauche, un humaniste, socialiste au niveau électoral même si ma mère était d’une famille ouvrière beaucoup plus rouge et athée. Il m’a appris l’amour des mots à travers Brassens, la lecture, mon éducation, à lutter contre l’injustice, la misère, l’oppression et je lui en suis infiniment reconnaissant. Des valeurs morales que j’ai essayé d’inculquer à ma fille devenue une petite rebelle, elle aussi !

« Les Bobos » ont donné dès le début de l’été dernier le ton de l’album... Vous écorchez, égratignez et dérangez dans un certain milieu !
Un texte moqueur, ironique, amusant sur une catégorie sociale avec pour honnêteté de reconnaître à la fin que j’en fais partie. Certains ont voulu y voir une critique limite raciste ! Il n’y a ni haine, ni méchanceté dans « Les Bobos ». Beaucoup de bruit pour pas grand chose chez des gens qui ne m’aiment pas et que je n’aime pas non plus. J’ai d’autres moyens pour les dégommer si j’en avais envie... La chapelle sectaire des « Inrock’ » me traite de poète foireux à musique indigente. « Libé » en a fait une parodie honteuse, pitoyable, mal écrite et quasiment insultante en me traitant de clodo, d’épave, d’alcoolique. Quand je fais des chansons virulentes, engagées, on me traite de populisme, de démagogie !

Reste le cas de « Elle est facho » qui a également fait couler beaucoup d’encre.
Des malins qui ne l’avaient pas écoutée mais savaient qu’elle finissait par « elle est facho, elle vote Sarko » l’ont résumée à ça. J’ai eu droit à des crachats, des injures de la droite, de l’extrême-droite, de l’extrême-gauche également, des écrivaillons de « Voici ». Yann Moix est même allé jusqu’à écrire que j’avais présenté des excuses à Sarkozy. Un scandale puisque je n’ai aucune raison de le faire. Je n’ai même pas dit qu’il était facho mais évoqué une électrice lambda du FN qui voterait pour lui au second tour tant il brasse dans l’électorat de Le Pen en reprenant à son compte ses propositions les plus nauséabondes et ses arguments les plus populaciers.

Des politiques ont sollicité votre soutien ?
Non ! Je ne sais pas si ma voix compte à leurs yeux. De toute façon, j’aurais répondu non pour plein de raisons. Je n’ai pas honte de mes convictions de gauche. J’ai souvent voté écolo au premier tour et socialiste au second... Le seul candidat potentiel pour lequel j’aurais pu militer ardemment, offrir des concerts de soutien et même ouvrir une tribune dans mes propres « meetings », est José Bové.


En pdf : http://www.zenith-dijon.fr/fichiers/dijon_kazoo_07_web.pdf

jouktarakanovitch

Article de journaux — Par deserteur39 @ 15:06

Aller voir ses videos sur daylimotion ç'est un fan de renaud et il reprend ses plus grandes chansons seul à la guitare...

jouktarakanovitch


RENAUD A NANCY 13/04/07

Article de journaux — Par deserteur39 @ 14:22
un article de l'Est Républicain
 
Photos Dominique Charton
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C'est un Renaud particulièrement en forme      Une connivence de tous les instants avec qu'a retrouvé le public.                               les 5.600 spectateurs.

 
"Renaud président"

" Ticket » gagnant pour le poulbot venu partager ses colères et sa tendresse avec le public nancéien durant trois bonnes heures"
.

Bien sûr, il a commencé par « Malone », l'hommage à son fils, un an en juillet prochain. L'un des jalons illuminés de sa nouvelle vie, celle du bonheur retrouvé après de douloureux égarements. « L'existence, ça change mais les chansons restent » précise-t-il après avoir effectué un flash-back vers ses démons d'hier dans un tube qui l'avait remis en selle et scellé son retour triomphant, « Docteur Renaud - Mister Renard ». C'est un artiste particulièrement en forme qu'a retrouvé le public nancéien hier soir, un Zénith comble... 5.600 personnes au total pour un récital de trois heures entrecoupé de nombreux commentaires bien sentis, histoire de rappeler qu'il n'a pas changé. Gros succès, bien sûr, pour son incendiaire « Elle est facho ». Le commentaire est tranché comme ses couplets et le public aime.

Sur les toits

En cette période électorale, il ne pouvait que rappeler où il est, ce qu'il pense de certains candidats. Parmi les spectateurs, entre rire et claque enthousiaste le plaisir n'en finit plus de monter jusqu'à se lancer d'une seule voix dans un long « Renaud président ! » qui lui arrache un de ses sourires tout à la fois ironique et complice.
A la place de village en fête, décor de son précédent, ont succédé des toits à l'ancienne couverts de zinc, ceux de Paris dont il demeure avec son accent un poulbot. Vêtu d'un costume sombre, cravate « rouge sang », il évolue sur le devant de la scène entouré d'une belle brochette de musiciens avec aux premiers postes, ses vieux complices Alain Lanti derrière le piano et Jean-Pierre Buccolo à la guitare.
Le répertoire est varié avec une dominante de cordes, violon compris. On passe ainsi de belles envolées country à des airs délicieusement folk, très marqués. L'accordéon est également de la fête, comme hier et bien longtemps avant. Il n'hésitera pas à s'en emparer le temps d'une mélodie nostalgique avant de revenir à des envolées plus bastringues mais toujours bien troussées.

Reflets mauves

Une certaine critique est passée à côté de son dernier album, fleuve, pas le public qui le reprend en choeur, s'en délecte. Comme il le fait pour des morceaux plus anciens dont le propos, le plus souvent, est toujours d'actualité comme cet inusable « Bal à l'ambassade » ou le tout aussi cinglant « Dis papa quand c'est qu'il passe le marchand de cailloux ». L'occasion encore de s'interroger, alarmiste, sur les futurs proches et la vie qu'il prépare à son « bébé ».
Dans cette descente au coeur d'un répertoire particulièrement fourni figure le détour par « Paris-Dakar », méchamment égratigné bien sûr. Le ton monte avec les effluves rock d'« arrêter la clope »... « pour ne plus être un esclave, retrouver la liberté ». Le tout confié en allumant une cigarette.
En l'absence d'Axelle Red, le public se lance dans un duo le temps de « Manhattan - Kaboul ». S'il ne classe pas « Mistrals gagnants » parmi ses « deux chansons préférées », cette ballade où dominent le piano et la tendresse paternelle fait plus que jamais un malheur et demeure l'un des joyaux du patrimoine français. Renaud met surtout l'accent sur « Elsa », écrite pour partager le chagrin d'une amie de Moselle frappée par un terrible deuil. Et puisque comme il s'en amuse, sous les huées générales, sa carrière touche à sa fin, si un titre doit rester c'est celui qu'il dédie à « Ingrid Betancourt », une volée cinglante de mots sur les faux révolutionnaires, les détourneurs d'idéologie pour une seule cause, le dieu argent. Les lights se sont éteints pour laisser seul l'espace scénique éclairé par les reflets de longues rampes mauves qui éclaboussent le métal du décorum.
Le timbre dérape par moment, il s'en excuse mais il ne va cesser de se bonifier tout au long d'un show particulièrement généreux. Il remettra ça le 26 juin au Galaxie et là il reste encore des places.

Jean-Paul GERMONVILLE

La photo de live de renaud

Photos scène — Par deserteur39 @ 10:46

FATALS PICARDS ET SANSEVERINO DES QUE LE VENT SOUFFLERAS

Renaud par d'autre — Par deserteur39 @ 10:15

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